
Le printemps est de retour: les indices en sont sans équivoque.
Mais ceux-ci ne sont toutefois pas seulement de nature biologique ou
météorologique. Le fait que parallèlement au «libéralisme textile» et à
cette allégresse ranimant le centre de l’Europe, cet organe des associations
tant privées que de droit public: l’Assemblée générale, soit sorti de
son «hibernation» et nous convie maintenant à ce rassemblement annuel,
constitue un signe infaillible que le renouveau s’est conforméà son
obligation, imposée par la nature, de réchauffer les mottes de terre et les
coeurs des hommes.
Un aspect est cependant intentionnellement ignoré: l’obligation
et le devoir de chacun des membres de quelque fédération, association et
club que ce soit, de participer à l’AG susnommée; demêmeque cette
dernière présente une portée nettement plus grande que le seul accomplissement
d’une tâche obligatoire. À savoir bénéficier du droit d’intervention
et pouvoir participer activement à la détermination de ses
destinées. C’est là l’option alternative démocratique au poing fermé dans
sa poche, ou (dans le pire des cas) au retrait d’une fédération, dont on
était pourtant naguère devenu membre non sans raisons.
Autre «plus», plaidant en faveur d’une présence à une AG: l’«information
updating». Il est utile de savoir dans quelle mesure, et pour
quelle raison, l’obole versée par chaque membre influe sur la couleur
(rouge ou noire) des chiffres de fin d’année. Demême, la «quête du sens»
de l’engagement financier lié à une affiliation est-elle renforcée par la
constatation personnelle que des personnes motivées, toute l’année
durant, s’impliquent inlassablement en faveur des intérêts de chacun de
ses membres, en «tiennent les rênes» avec clairvoyance, autant qu’avec
l’indispensable opiniâtreté et la nécessaire diplomatie, tout en agrémentant
l’ensemble d’un attrayant programmeannuel. Pour tous ceux qui, à
l’avenir, n’assimileront pas seulement leur statut de membre, comme
actif dans l’une des disciplines de l’Aéro-Club, à des obligations, mais
aussi à tous les droits connexes, et qui feront donc acte de présence à la
prochaine AG par intérêt personnel, manifestant également ainsi leurs
gratitude et estime envers l’engagement de celles et ceux qui président la
fédération: un avant-goût (en dédommagement de ce qui aurait été
manqué cette année) peut être lu par extraits dans le présent numéro.
Patricia Andrighetto
Redaktorin
AeroRevue
50 ans dans les airs, et pas de retraite en vue
Ce qui n’est donné qu’à de très rares réalisations aéronautiques, le génial
concepteur d’avions Henry Fierz l’a réussi. Il y a 50 ans, il créait un avion qui se
répandrait sur l’ensemble du globe, se révélerait irremplaçable en d’innombrables
lieux, accomplirait maints exploits dont aucun autre aéronef à voilure fixe
ne serait capable – et qui fait aujourd’hui encore l’objet d’une importante
demande, ce pourquoi sa production se poursuit: le Pilatus Porter, qui célèbre
présentement son demi-siècle. Voici une rétrospective de ces premières
années, ayant vu cette «Jeep des airs» partir à la conquête du monde.

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Une «première» suisse
Du 20 au 23 août 2009, sur l’aérodrome de Buochs, se tiendra la première Swiss
AeroExpo: un salon aéronautique international dédié à l’aviation générale. Sur une
surface d’exposition de plus de 220000 mètres carrés se présenteront des entreprises
renommées, suisses et étrangères, oeuvrant dans le secteur aérien. L’AéCS y sera également
présent, avec un stand d’information..
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«DaVinci» pour les bases de montagne
Au cours de cette année encore, sur les bases de montagne de la Rega, commencera le remplacement
des hélicoptères Agusta A 109 K2. Il sera acquis au total onze hélicoptères de toute dernière génération,
exactement calqués sur les besoins de l’organisation suisse de sauvetage.
C’est en janvier 2006 que la Rega a lancé son projet
de remplacement des hélicoptères sur les bases de
montagne, le Conseil de la Fondation ayant consenti
à la requête d’acquisition en septembre suivant. Et
c’est le 4 mars dernier que de concert avec AgustaWestland
à Vergiate, la Direction administrative de la Rega a pu présenter
le nouvel appareil: «Ce n’est pas un but en soi ni un
quelconque gadget tape-à-l’oeil, mais l’outil de tous les
jours de nos pilotes, médecins et sauveteurs-secouristes», a
prosaïquement expliqué le Directeur administratif Ernst
Kohler, poursuivant: «admettons qu’il soit d’un maniement
un peu plus exigeant qu’un tournevis, et requière une
maintenance un peu plus poussée. Mais il n’en reste pas
moins que ce n’est qu’un outil.»

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En mémoire de...
La Suisse abonde de monuments et de pierres commémoratives. De même, partout dans le pays sont
dispersés des «sites du souvenir» aéronautiques. En quelques mots concis, ils affichent de brèves informations
sur le type d’événement survenu à cet endroit, ainsi que sur les personnes impliquées. Mais les «histoires
vraies» restent enfouies dans les archives. Voici un premier «jeu de piste» sur ce thème en Suisse.
Il y a 90 ans, le 7 juillet 1919, Oskar Bider se
tuait en avion sur l’aérodrome de Dübendorf.
Premier chef instructeur de vol des
Troupes suisses d’aviation, ses vols records lui
avaient donné le statut de légende des airs, de
son vivant déjà. Deux ans plus tard à peine, le
conseil municipal de la ville de Berne décida
que Bider méritait un monument à sa mémoire.
Cette initiative avait été prise par le colonel
d’état-major Kurt Immenhauser, chef de
section pour les opérations aériennes à la division
d’état-major. Le site choisi fut les «Kavaliere
der Kleinen Schanze», non loin du Palais
fédéral, bien que les habitants de Beundenfeld
aient réclamé le monument pour eux, ce quartier
ayant justement été un berceau de l’aviation.
L’oeuvre de Hermann Haller fut inaugurée
le 25 octobre 1924, après que le 24 août, la
grande «journée Bider» (un meeting aérien) se soit tenue à Dübendorf. La recette nette servit
au financement du monument.
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1934: auseuil d’une nouvelle ère
Il y a 75 ans, une ère nouvelle s’annonçait dans le transport aérien: des modèles d’avions modernes apparaissaient
dans le ciel, Swissair faisait oeuvre pionnière avec l’engagement d’une hôtesse de l’air à bord du
Curtiss Condor, et la Suisse adhérait en automne à la Convention Internationale de la Navigation Aérienne.
Un an à peine après sa fondation, Swissair
avait fait les gros titres dans la presse
européenne: ayant acheté deux avions
rapides Lockheed Orion en 1932, elle avait été
la première compagnie aérienne à mettre en
service des avions de transport américains en
Europe. Malgré leur immense succès, ces deux
«chiens rouges» en bois et métal présentaient
un défaut: ils ne pouvaient embarquer que quatre
passagers. Sur la durée, cette capacité s’était
révélée plus qu’insuffisante. Balz Zimmermann,
le prévoyant directeur commercial de
l’entreprise, s’était alors mis en quête d’un nouvel
aéronef: un Curtiss T-32 Condor (immatriculé
CH-170), biplan classique de construction
mixte, avec cabine spacieuse et sièges confortables,
et qui avait fait fureur sur la ligne prestigieuse
entre Zurich-Dübendorf et Berlin, grâce
àNelly Diener particulièrement. Elle fut en effet
la première hôtesse de l’air en Europe, chargée
du bien-être des passagers aériens.

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Simulateurs exigeants pour pilotes ambitieux
La jeune entreprise SimTechnik GmbH s’est trouvé un créneau de marché: elle développe des
simulateurs pour Boeing 737 et Airbus A320, se distinguant par leur exécution professionnelle
et fidèle aux détails, demême que par leur grand réalisme. N’étant toutefois pas homologués,
ils affichent donc un coût nettement plus avantageux que les appareils d’entraînement
officiellement certifiés. Ainsi les pilotes privés ambitieux, ou les «simmers»,
peuvent-ils mettre également le cap chez eux, comme «pilot-in-command» d’un avion de
ligne, vers tous aéroports autour du globe.

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