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Edition 10/2009

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«On peut facilement renoncer aux meetings aériens; ceux-ci n’ont simplement aucune nécessité.» Voici une opinion qu’il estparfaitement permis de partager. C’est entout cas celle de la conseillère nationale Verte FranziskaTeuscher, qui «enfonce le clou»: «en cette époque où le changement climatique nous confronteàunformidable défi, ne devrions-nous pas oeuvrer simplement dans le sens de ce qui correspond quelque partàunbesoin dans la population?» C’est lànaturellement une déclaration pas totalement exempted’inconvénients, assortie qu’elle estd’options d’extensions pouvant aller aussi loin que les cieux, lesquels ne devraient donc plus voir à l’avenir aucun «airshow». Les prétentions de son parti: élaborer un moratoire pour les meetings aériens en Suisse, ont été cependant neutralisées dans le cadre de la session d’automne par le ministre des transports Moritz Leuenberger, et rejetées par le Conseil national. Le problème lorsdes meetings aériens serait en fait l’afflux des spectateurs,aestimé le ministre, confrontant Madame Teuscheràune réalité qu’elle-mêmeavait déjà pu observer auparavant, dans tous ces yeux rougis par les gaz d’échappement. De fait: les voitures arrivant et partant produisent bien plus d’émissions de CO2 que les vols eux-mêmes. Pour l’exprimer en chiffres, onapar exemple constaté que lorsde laRed Bull Air Race 2007, les vols avaient émis au total 51tonnes de CO2, contre 853 tonnes pour le trafic automobile lié à lamanifestation. Et le conseiller fédéral Leuenbergerapointé du doigt l’absence de logique de cette motion, faisant remarquer qu’en allant dans ce sens, ce seraient toutes les manifestations majeures qui devraient être interdites. Il se trouveque la Cover Storyduprésent numéro est justement consacrée aux meetings aériens, ce qui ne doit nullement être considérécomme«hérétique». Il s’agit bien davantage d’un tributàces choses de la vie, qui ne sont certes pas d’une nécessité vitale, ni sans effet sur le climat, mais qui peuvent quand même, dans le contexte d’une époque globalement difficile, signifier un «petit plus» de joie de vivre,ainsi qu’un soupçon supplémentaire de rêvesvécus.

L’ampleur presque double de la présente AéroRevue est justifiée par un jubilé mémorable. L’Instruction Aéronautique Préparatoire (aujourd’hui SPHAIR) fête son 50e anniversaire: un demi-siècle de brillante «forge» à pilotes, éclaireurs parachutistes et personnalités. Il en est résulté une édition spécialeencollaboration avec SPHAIR, intégrée dans ce numéro, qui constitue un manifeste vis-à-vis de l’aviation, rend hommage au passé et formule une promessepour l’avenir: notre relève aéronautique seraassurée dans les prochainesannées également, grâceàSPHAIR, au plus haut niveau.

Patricia Andrighetto
Redaktorin
AeroRevue


Airshows 2009

Journées aéronautiques de Dittingen 2009

Le week-end des 29 et 30 août, les organisateursdes Journées aéronautiques de Dittingen ont été récompensés de leur engagement réitéré par l’apparition de quelque 20000 visiteurs. Dans un décor idyllique et dans l’éblouissante lumière d’un soleil rayonnant sans interruption, les temps forts se sont succédés à cadence soutenue, des acteurs venus du monde entier captivant l’attention d’un public conquis. Les aspects aériens de tous types étaient représentés. Qu’il s’agisse de gracieux vols en formation ou de voltige vélivole, d’imposantes démonstrations de jets, d’époustouflantes performances de vol à moteur ou de silencieux atterrissages d’éclaireurs parachutistes: c’est tout l’éventail de l’aviation qui s’était donné rendezvous «au vert», sur le terrain de vol du Laufental. Il ne manquait ni la Patrouille Suisse (qui fête cette année son 45e anniversaire) ni le Super Puma Display, le Breitling Jet Team, le Pioneer Team ou les Royal Jordanian Falcons, qui ne pouvaient laisser passer une telle occasion. Les amateurs de machines historiques ont également trouvé leur bonheur, avec un véritable voyage temporel vers les débuts de l’aéronautique. Événement toujours particulier dans ce contexte: le décollage au treuil du Zögling HB-461. De remarquables prestations ont également été fournies par le pilote acrobatique (de l’Oberbaselbiet) Vito Wyprächtiger, sur son Edge 540. Wyprächtiger a présenté un show de classe «top», enchantant le public par sa voltige accomplie. Une discipline que Susanne Vogelsang, avec son Votec 351, domine aussi avec maestria, récoltant de mêmedes tonnerres d’applaudissements lorsdeses apparitions. En préalable déjà, l’attention des médias (avec vives attentes consécutives) avait été éveillée par la présence du «rocketman» Dan Schlund, qui le dimanche soir, peu avant la fin des Journées aéronautiques de Dittingen de cette année, avec grands sens du spectacle et vacarme, avait fait une démonstration de vol stationnaire pendant 30 secondes au-dessus du terrain d’aviation.

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Au service de l’aviation

Le 1er juillet 2005, à l’Université de St-Gall, était fondé le premier centre de compétence pour l’aviation en Suisse. Le HSG-Center for Aviation Competence (CFAC) tient lieu de point de contact compétent pour toutes questions en rapport avec l’aéronautique. Voici une interviewdu Dr AndreasWittmer, Chef du HSG-CFAC.

Le Center for Aviation Competence (CFAC): point de contact compétent pour toutes questions en rapport avec l’aéronautique. Le but de ce centre de compétence est d’apporter un soutien à l’aviation, par des recherches et des prestations, de même que par des séminaires et des conférences, sur une base scientifique. Aux entreprises oeuvrant dans le domaine aérien, il offre des formations et des perfectionnements en cette matière. Initié en 2005 par leDr Roland Müller (ancien président central de l’Aéro-Club de Suisse), le centre de compétence se concentre sur trois secteurs d’activité: la recherche, l’enseignement et les prestations. Que doit-on entendre, en détail, par ces domaines individuels? Et qui profite de ces prestations? Dans l’interview ci-après, Andreas Wittmer, chef du CFAC, répond à quelques questions sur l’histoire de la fondation et sur la philosophie du centre, et informe sur son sens et sa finalité.

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Le Dragon Rapide deDeHavilland

Il y a 75 ans, un avion de transport accomplissait son vol inaugural en Grande-Bretagne: le De Havilland D.H. 89 Dragon Rapide, qui allait devenir un «classique». L’étonnant est ici qu’avant même la présentation publique du nouvel avion sur les îles Britanniques, la compagnie aérienne Ostschweizerische Aero Gesellschaft St. Gallen avait déjà pris possession du prototype, et l’avait mis en service.

Le développement du D.H. 89 (l’un des derniers avions de transport biplans) avait été entamé en 1933, par une équipe d’ingénieurs sous la direction d’Arthur E. Hagg. L’appareil était fondamentalement une version réduiteduquadrimoteur D.H. 86, lui-même ayant étédéveloppé sur la base de désirs australiens. Extérieurement, l’avion (initialement désigné Dragon Six) présentait l’apparence d’une version rapetissée de son prédécesseur. Mais il affichait quand même une aile trapézoïdale entièrement nouvelle, une forme aérodynamique nettement améliorée et des moteurs plus puissants. Il avait été conçu pour un pilote et six passagers.

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Un laboratoire«high-tech» volant

C’était un jour longtemps attendu par les pilotes, comme par les scientifiques des 31 instituts de recherche, qui s’étaient intensivement impliqués dans l’aménagement de ce jet de 68millions d’euros: ce 26 janvier 2009 a vu le vol de certification du nouvel avion de recherche HALO. À elle seule, RUAG (Oberpfaffenhofen) aura investi 60 000 heures dans ce développement. À partir de l’automne 2009 interviendront les essais en vol, pour l’équipement de base et les extensions extérieures. Et dès le printemps 2010 débuteront les vols des utilisateurs.

Le HALO (High Altitude and Long Range Research Aircraft) est le nouveau membre de la flotte de recherche du DLR (Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique). L’avion, de type Gulfstream G550, a été transformé en appareil de recherche moderne à partir d’un jet d’affaires. Depuis que la réalisation de cet aéronef (d’un coût total de 62 millions d’euros) a été décidée en 2005, les chercheurs allemands en environnement et climatologie ont élaboré de nombreuses propositions de missions, ne pouvant être réalisées qu’avec le HALO. Les questions scientifiques auxquelles le HALO devrait répondre sont multiples: comment se modifie la capacité d’auto-nettoyage de la troposphère? Comment les substances-traces sont-elles transportées de la troposphère à la stratosphère, et quelle est l’influence du trafic aérien sur la formation des cirrus? Son grand rayon d’action, et les amples modifications apportées, fontenoutreduHALOunvecteur idéal pour des missions dans le domaine de la télédétection terrestre.

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Le brouillard, ce sournois «nuageausol»

Tout vol requiert systématiquement une étude scrupuleuse de la situation météorologique. Pour favoriser l’interprétation correcte des informations météorologiques de vol, quelques aspects de fond seront abordés dans le présent article. Il convient de mettre en évidence quelles informations peuvent être obtenues à partir des divers produits de météo de vol, et lesquelles ne le peuvent pas.

Sous un grand ciel bleu par un matin d’automne, nous partons pour l’aérodrome de St-Gall-Altenrhein (LSZR). Mais en nous approchant du lac de Constance, qui s’étale un peu plus bas, nous constatons qu’une fine couche de brouillard recouvre l’aéroport. À quel point ce brouillard est-il tenace et étendu? Pouvonsnous effectuer notre vol versGranges? La consultation des informations de la météo aérienne nous révèle déjà, dans ses prévisions, ce qu’il en est du brouillard: Quelques bancs de brume sur le Plateau, avec limite supérieure entre1800et2500ft/msl. Dissipation vers midi. Visibilitédans le brouillard: moins de 1 kilomètre. Et dans les dépressions de terrain en-dehors du brouillard: 5 à 8 kilomètres tout d’abord, puis au-delà de8kilomètres le plus souvent..

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Esprit pionnier avec potentiel

Aero RevueLe rideau est maintenant tombé sur la première Swiss AeroExpo. Cette tenue initiale du premier salon suisse de l’aviation générale a donné matière à discussion. À tous points de vue. Mais quand des gens s’impliquent cependant, les critiques ne sont souvent pas très loin. Les organisateurs en ont tiré les enseignements, et se préparent dès aujourd’hui pour la deuxième édition de cette manifestation. Celle-ci devrait se distinguer nettement de l’exposition de cette année. Tant pour ce qui est du programme que de l’emplacement.

L’idée était «percutante», et l’engagement, louable. La Suisse (pays possédant, selon les organisateurs, la plus forte densité de pilotes en Europe) se devait d’avoir enfin son propre salon d’aviation générale. Ruedi Stählin, lui-même pilote privé de son état et organisateur de la foire, avait décidé de concrétiser cette vision. Et le 20 août 2009, l’intense période de préparation a trouvé son aboutissement avec l’ouverture de la première Swiss AeroExpo sur l’aérodrome de Buochs, en présence de nombreux invités. «Il faut du courage et de la clairvoyance pour mettre sur pied une foire telle que la Swiss Aero- Expo, dans le contexte de la crise économique actuelle», a estimé Hans-Peter Lüthi, chef de la promotion économique du canton de Nidwald, dans les propos élogieux marquant son discours d’ouverture. Mais cela témoigne aussi de l’esprit pionnier ayant depuis toujours existé dans l’aviation.

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Special sphair

Aero RevueTenir son rêve en main

La remise du brevet, pour les futurs pilotes militaires professionnels des Forces aériennes, constitue le couronnement d'une formation longue, intensive et exigeante. Tout a toujours commencé par l’Instruction Aéronautique Préparatoire, qui fête cette année son cinquantenaire.

Voler n’a plus à rester le rêve de touteune vie. Mais pour qu’il se réalise, il y faut certes un engagement personnel poussé. Et même si cette réalité semblait lointaine au début, des milliers d’aviateurs y sont parvenus. Leur premier pas en avant, vers le cockpit d’un avion,acommencé avec leur foi eneux-mêmes et leur conviction personnelle: je peux y arriver.

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Les débuts de l’Instruction Aéronautique Préparatoire (IAP)

Le 3 octobre 1958, par Arrêté fédéral, la Confédération transférait à l’Aéro-Club de Suisse (AéCS) la direction administrative et la tenue de l’Instruction Aéronautique Préparatoire. Le but était de tester des jeunes quant à leur aptitude, en matière de caractère et de talents aéronautiques, et de veiller à ce que la relève des pilotes soit encouragée et assurée. Dix ans plus tard s’y est ajoutée l’Instruction Préparatoire pour les grenadiers parachutistes (aujourd’hui: éclaireurs parachutistes). Il aura fallu compter près de trente ans pour que de jeunes femmes soient également admises à cette sélection: les premiers cours mixtes ne virent le jour qu’en 1987.

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Les avions IAP d’hier

Aero RevueLes cours pour l’Instruction Aéronautique Préparatoire (IAP) ont été assurés sur divers aérodromes dans toute la Suisse, par des écoles d’aviation civiles et des sections de l’Aéro-Club de Suisse. Du fait de cette organisation décentralisée, une grande diversité de types d’avions y a donc été employée, le parc d’appareils n’ayant aucunement été homogène. En sus de quelques autres types isolés, il a été principalement recouru aux modèles d’avions mentionnés ci-après.

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L’IAP: «rampe de lancement» pour une brillante carrière

Jürg Walser a fait une longue carrière dans l’aviation militaire helvétique, qui l’a amené à occuper diverses fonctions de direction, lui aura constamment permis de rencontrer de jeunes pilotes et aspirants-pilotes, et culminera finalement avec les postes d’attaché suppléant à la défense, de même qu’attaché à la défense, à Washington. Et tout a commencé par le cours 1 de l’Instruction Aéronautique Préparatoire (IAP).

«J’ai eu un parcours inhabituel pour venir à l’aviation», explique Jürg Walser, décrivant les débuts de sa vie de pilote, et poursuit: «Les cours d’été et d’hiver en montagne existaient déjà à l’époque, comme enseignement militaire préalable. L’aviation m’avait déjà fasciné depuis toujours, mais le fait qu’on pouvait bénéficier d’une première formation payée était alors bien moins connu qu’aujourd’hui.» Il ignorait bien entendu à ce moment qu’une longue carrière aéronautique l’attendait.

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De vélivole à pilote de Hornet

Nicolas Rossier, issu d’une famille d’aviateurs, a commencé par s’adonner au vol à voile dans sa jeunesse. Ensuite, l’Instruction Aéronautique Préparatoire (IAP, présentement SPHAIR) lui a ouvert la voie vers le métier de pilote militaire. Ayant surmonté les difficiles obstacles de la sélection, et après une longue et dure période de formation, il a atteint son objectif. Aujourd’hui, dans l’Escadrille d’aviation 17, il tient les commandes des F/A-18 Hornet.

Un père peut être le meilleur des modèles. Il en a certainement été ainsi dans la famille Rossier. Quand Nicolas est né, en 1983, son père effectuait régulièrement des missions comme pilote militaire professionnel. Étant passé plus tard chez Swissair et devenu «captain», il travaille aujourd’hui pour la compagnie aérienne charter Privatair à Genève.

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Chaussons de bébé et moteurs Makila

Aero RevueQuiconque vient surfer sur la page d’accueil de SPHAIR s’arrêtera forcément sur son visage à l’aimable sourire: la capitaine Susanne Siegenthaler-Schürmann y occupe le premier rang. Et pas seulement sur le site web de Sphair, mais dans la vie également. Elle a réalisé ce dont tant d’autres rêvent, puisque ayant mis en pratique dans la réalité ce dont elle avait elle-même toujours rêvé.

 

 

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Décriredes virages sans «encaisser de g»

L’Argovien Urs Bruggisser a opté pour l’aviation civile. Pilote chez Edelweiss Air, il dessert aujourd’hui, dans le monde entier, des destinations de vacances aussi attrayantes qu’exigeantes. Avant son passage au cockpit civil en effet, pendant des années, il a tenu les commandes des jets de combat des Forces aériennes. Une vie comme pilote: pour Bruggisser, plus une vocation qu’unmétier.

Les cockpits sont son univers. Du planeur exigu à l’instrumentation modeste jusqu’aux postes de pilotage sophistiqués des PC- 7, Vampire Trainer,Hunter,HawketMirage. Il lesatous occupés. Duvol plané nonmotoriséà80km/h, jusqu’au combat aérien et à l’attaque au sol, en passant par la reconnaissance à basse altitude aux limites du mur du son: sa carrière militaire lui aura permis de vivre toutes les facettes de l’aviation.

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Derrière les lignes ennemies

Aero RevueQuiconque peut se compter comme appartenant à la famille des troupes des éclaireurs parachutistes a accompli une remarquable prouesse. La voie menant au statut d’éclaireur parachutiste est longue et difficile, et réservée chaque année à quelques recrues seulement: aux meilleurs. L’un d’entre eux est Benjamin Gröli, de Suisse orientale.

Appelés «éclaireursparachutistes», ils forment une unité spéciale des Forces aériennes. Leur tâche principale consiste à recueillir des renseignements, dans des zones hostiles ou occupées. Les éclaireurs parachutistes suisses oeuvrent de manière autonome, sous couvert et sans soutien direct par leurs propres troupes. Pour s’acquitter de leurs missions, ils disposent de tout un arsenal d’appareillages spéciaux. En fonction du type d’intervention, les éclaireurs parachutistes sautent à des hauteurs comprises entre 200 et 8000 mètres (au-dessus du sol). Selon les circonstances, les éclaireurs parachutistes peuvent être également engagés dans des missions humanitaires ou de ravitaillement, dans des secteurs inaccessibles. Pour être à la hauteur de tâches aussi exigeantes, les éclaireurs parachutistes subissent une formation les mettant à rude épreuve. Ainsi sont-ils intensivement entraînés aux techniques de combat, de survie et de reconnaissance. Cette formation dure au minimum 43 semaines, et 59 semaines pour les officiers. Des semaines interminables, ardues et démoralisantes, les exposant aux conditions les plus dures qui se puissent rencontrer dans une formation assurée par l’armée suisse.

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Une école de vie dans tous les cas

De l’IAP à la Patrouille Suisse, le talentueux aviateur Beat «Ari» am Rhyn a parcouru tous les échelons d’une carrière de pilote militaire. Aujourd’hui, exerçant la fonction de directeur administratif de SPHAIR, il recherche des jeunes gens doués et leur permet d’accéder à l’aviation. Dans l’interview ci-après, il donne un conseil paternel aux jeunes d’aujourd’hui: «Essayez absolument.»

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SPHAIR: la voie vers l’aviation

Pour les jeunes, SPHAIR constitue une plate-forme idéale pour le démarrage d’une carrière dans l’aéronautique. Au moyen de tests d'aptitude, les postulants identifient leur potentiel, et peut-être aussi leur talent pour devenir pilote. Un cours aérien de deux semaines met leurs capacités en lumière, et leur transmet les premiers fondements du vol.

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Appartenir à l’élitedes Forces aériennes

Aero RevueLa formation parachutiste SPHAIR a pour mission d’assurer aux Forces aériennes une relève pour leurs éclaireurs parachutistes, par le biais d’une mise en évidence «poussée» des talents.

On les qualifie d’unité d’élite des Forces aériennes: les éclaireurs parachutistes sont sollicités dans un vaste éventail d’interventions, et professionnellement formés, «à la dure».Àpartir de 1972, la sélection pour les grenadiers parachutistes (comme ils s’appelaient à l’époque) est venue rejoindre l’Instruction Aéronautique Préparatoire, laquelle est devenue SPHAIR en 2005. Le premier contact s’effectue également par Internet. Le premier contact s’effectue également via Internet, et ceci 3 ans au plus tard avant le recrutement. Si les personnes intéressées se découvrent alors un «feu ardent» pour la formation d’éclaireur parachutiste, seuls quelques clics de souris les séparent du niveau «aspirant», et donc de la voie à suivre pour l’une des formations militaires les plus intéressantes et poussées, assurées par l’armée suisse. Le postulant peut s’inscrire ici via Internet, et se réserver une journée de «screening». Lorsde cepremier examen, oncontrôlera autant son potentiel physique que ses performances intellectuelles. Ce test sera effectué par le commandement militaire des éclaireurs parachutistes, en collaborationavec l’Institut de médecine aéronautique (IMA), à Dübendorf. Cet obstacle une fois franchi avec succès, le candidat sera admis à un premier cours de parachutisme, qu’il pourra également se réserver par Internet.

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Auxcôtés de l’IAP dès le début

La collaboration entre l’Aéro-Club de Suisse et l’Instruction Aéronautique Préparatoire est fondée sur des décennies de tradition. Il y a 50 ans déjà, les tâches organisationnelles et administratives en avaient été confiées à l’AéCS, la collaboration avec SPHAIR n’ayant été reconduite par contrat que ce printemps seulement.

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«Comme ces merveilleux fous volants...»

Thomas Bucheli désirait ardemment être pilote militaire. Il n’y est pas totalement arrivé, mais voler en harmonie avec des éléments tels que le vent et les nuages l’a tellement impressionné qu’il est devenu météorologue. Il a plaisir à se rappeler l’IAP.

Il conserve tout dans ses souvenirs. Et ce sont de bons souvenirs, déclare le célèbre météorologue de télévision Thomas Bucheli. «Je voulais absolument devenir pilote», insiste-t-il. Un panneau illustré montrant un DC-3 avait déclenché ce vif désir, alors qu’il était en première classe primaire. «Un jour, j’en piloterai un comme ça», s’était dit le petit Thomas. Plus tard, «accro» à l’aviation, il effectuait des «pèlerinages» presquehebdomadairessur l’aérodrome de Beromünster pour y observer les avions, ou explorait les halles aéronautiques du Musée Suisse des Transports à Lucerne. Il y trouva un jour la documentation sur l’Instruction Aéronautique Préparatoire. Thomas s’y est inscrit.

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