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Edition 12/2009

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En sus des quelque 340 millions d’anglophones du monde pratiquant l’anglais comme «native speakers», on estime à un milliard environ les «terriens» maîtrisant bien à très bien la «langue de Shakespeare » comme deuxième langue. Et tandis que l’anglais est l’unique langue officielle administrative dans 30 États (ainsi que dans huit territoires britanniques d’outre-mer), il s’adjuge encore le rang de langue administrative traitée à égalité, dans 25 autres pays. De plus, l’anglais est la langue officielle de tout un ensemble d’importantes organisations et confédérations d’États, et, de plus en plus également, de certains types de licences aéronautiques. Une réalité est en outre souvent oubliée (ou «refoulée»): depuis le 5 mars 2008, conformément à l’Annexe 1, pour des catégories de licences et habilitations déterminées, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) exige une attestation certifiant que les langues utilisées en radionavigation (et donc majoritairement l’anglais) sont maîtrisées de telle manière que les locuteurs puissent se faire suffisamment comprendre,même dans des situations ne pouvant être décrites exclusivement avec la phraséologie standard. En d’autres termes: un test linguistique doit être passé. Les raisons en sont en partie les graves incidents et accidents survenant par suite de problèmes critiques de compréhension. Un tel test n’est certes pas encore obligatoire pour tous (pour les exceptions et autres détails, voir depuis la page 18). Il n’en reste pas moins que la radiotéléphonie au Level 4 divise les opinions. Sur ce point comme sur tant d’autres toutefois, on s’en tiendra au principe suivant: sauter au plafond est le moyen le plus inapproprié pour s’élever. Car comme toujours, une saine attitude vis-à-vis de ces Language Proficiency Requirements se fonde sur le fait qu’ils ne changent fondamentalement rien à ce qui existe «de facto» dans la réalité: aujourd’hui déjà, pour les novices en aéronautique, le Level 4 constitue un «habitus » s’ils ne veulent pas être restreints dans leurs évolutions aériennes, puisqu’il le leur faut de toute façon pour certaines licences. Et dans environ deux ans au plus tard, les «grandfathers» (à savoir tous les autres) devront aussi se confronter à leurs compétences linguistiques. Une approche à la discrétion efficace permet d’accepter plus flegmatiquement les contingences à caractère impératif, suivant les paroles de Gottfried Keller: «Impossible de rester bon si l’on n’aspire pas constamment à devenir meilleur.» Demême qu’avec ou sans Level 4, justement dans le contexte de la communication de cockpit, «comprendre et être compris» conservera son caractère vital.

Patricia Andrighetto
Redaktorin
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Quand la vie ne tient qu’à un fil

Les câbles en montagne: aussi dangereux que presque invisibles

Difficilement identifiables, ils sont souvent la cause d’incidents mortels: les câbles en montagne. Les dangers d’une collision avec des câbles peuvent être cependant minimisés par de bonnes connaissances de base, une préparation adéquate, une vigilance visuelle soutenue et une tactique de vol correcte.

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Howdo you read?

Aero RevueVoici bientôt deux ans écoulés depuis qu’en Suisse également, les pilotes titulaires d’habilitations et de catégories de licences déterminées doivent fournir la preuve qu’ils maîtrisent suffisamment la langue employée en radionavigation. Il n’y a eu guère de modifications dans la phraséologie standard, et donc dans la Voice traditionnelle, les changements étant par contre plus conséquents avec le nouveau Language Proficiency Check. Voici un «état des lieux».

Au vu de l’actuelle tendance à la mobilité intercontinentale, savoir parler l’anglais constitue un avantage marquant, facilitant généralement beaucoup la vie dans un monde globalement interconnecté; et dans l’avenir (mais c’est déjà le cas présentement dans certains domaines), ceci sera une condition fondamentale pour piloter un avion ou un hélicoptère dans des espaces aériens contrôlés, ou effectuer des vols transfrontaliers.

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Hornet & Co.auras des yeux

Depuis son ouverture aux spectateurs civils, au début des années 1990, la démonstration aérienne de l’Axalp exerce un attrait irrésistible sur le public. Jusqu’à présent, chacune des journées de démonstration voyait entre 6000 et 8000 spectateurs, provenant de Suisse comme de l’étranger, prendre le chemin de l’Ebenfluh pour y jouir de ce spectacle hors pair. Cette année, il en a été différemment: l’unique journée de démonstration de cet automne a vu débarquer quelque 9000 personnes dans l’Oberland bernois, soit plus que jamais auparavant.

Unspectacle aéronautique époustouflant, dansundécor de montagnes à nul autre pareil: la démonstration aérienne sur le champ de tir d’Axalp-Ebenfluh, l’un des moments forts les plus empreints de tradition dans le monde de l’aviation, demeure comme précédemment une «invite secrète» parmi les «mordus des airs», attirant sur ce site à 2250 mètres d’altitude un vaste public venu de toute l’Europe

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Nébulositédansle TAF: attention!

Lors de la préparation d’un vol, nous accordons une attention particulière à certains éléments météorologiques. Si par exemple, la visibilité ou la base des nuages passent en dessous de certaines valeurs limites précises, un vol sera rendu plus difficile, ou même impossible. Dans le dernier compte rendu, nous avons attiré votre attention sur des points essentiels en matière de portée visuelle dans divers produits de météo aéronautique. Nous aborderons ci-dessous la problématique de la base des nuages.

Un coup d’oeil par la fenêtre nous montre que la présente journée hivernale promet encore de bonnes conditions pour notre vol VFR prévu, de Locarno à Genève: peu de nuages et visibilité dégagée. Nous savons toutefois qu’un front s’approche, et que les conditions météo vont se détériorer. Disposerons-nous quand même d’un temps suffisant pour un vol à vue? Jusqu’où la base des nuages va-t-elle descendre? Nous consultons tout d’abord le TAF de Genève-Cointrin, notre aéroport de destination.

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Unaéronef avec rotor, mais pas hélicoptère pour autant

Il y a 75 ans, le Belpmoos de Berne vit arriver un aéronef doté, au lieu d’une aile, d’un rotor tournant dans le vent relatif: une «éolienne volante», pour ainsi dire. Ce curieux engin, baptisé «Autogiro», avait été développé par un ingénieur espagnol. Il ne connut en Suisse qu’une courte carrière de quelques mois.

Le 3 juillet 1931, un pilote d’usine britannique de la maison Avro présentait à Berne un étrange véhicule: un aéronef possédant comme surface portante, au lieu d’une aile,unrotor à rotation libre(noncouplé àunmoteur). Un engin surnommé «avion-moulin à vent» par les témoins de l’époque. Après les vols de démonstration, occasion fut donnée à des pilotes suisses de voler eux-mêmes à bord de l’«Autogiro», muni de doubles commandes.

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Soleil, Lune et étoiles...

Barbara Burtscher, âgée de 24 ans, s’initie actuellement au vol à voile et présente un CV un peu plus fourni que celui de bon nombre de ses collègues dumême âge. «Surfant» sur le côté ensoleillé de la vie, observant le firmament par passion, elle a déjà franchi les premiers pas la séparant de la Lune. Un petit aperçu du quotidien tout à fait normal d’une vie pas vraiment habituelle.

«Cela a été une sensation unique, avec une liberté quasiment sans limites; pour moi, voici le vol dans sa forme la plus pure et la plus vraie.» Enthousiasmée, Barbara Burtscher se souvient de sa première heure de vol à voile, qui ne remonte pas si loin. Ayant récemment entamé la formation, elle compte «s’atteler» à la théorie pendant les mois d’hiver à venir, puis passer son brevet le plus rapidement possible.

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