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Edition 1/2010

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Les mouvements aériens sur l’aérodrome de Birrfeld ont décru durant la décennie passée et se sont stabilisés à un niveau nettement plus bas, les avions ont été rééquipés de groupes propulseurs diesel clairement moins bruyants, les pilotes ont été sensibilisés lors de leur formation à la thématique du «vol silencieux», tandis que la flotte d’aéronefs dédiés à la formation s’enrichissait de discrets Katanas supplémentaires, avec moteurs Rotax: tout un ensemble de faits et de mesures ayant conduit à une forte réduction des bruits aériens autour du site, et témoignant des efforts des responsables. Et que voit-on maintenant? Les réclamations de quelques riverains de l’aérodrome se focalisent donc (par manque d’arguments sur le bruit, serait-on tenté de dire) sur les trajectoires de vol qui, de leur point de vue, ne seraient pas exactement respectées. C’est une réalité: juger si un avion vole sur la «bonne trajectoire» ne présente pas la même difficulté depuis le sol pour un oeil non exercé que pour les pilotes depuis les airs. Pour l’observateur au sol, la distance horizontale par rapport à la ligne de vol paraît bien moindre qu’elle ne l’est en réalité, donnant l’illusion qu’un avion est déjà à la verticale d’une maison. Abordant le problème sous cet aspect, avec le recensement des trajectoires aériennes effectué l’année dernière de concert avec les communes environnantes, les responsables de l’aérodrome de Birrfeld ne pouvaient que gagner. Et de fait, les premiers résultats des mesures ont décerné un «certificat d’excellence» aux pilotes. Pour 97 approches ou envols sur 100 enregistrés sur l’aérodrome, ils s’en sont exemplairement tenus aux routes publiées (voir le compte rendu en page 22), prenant ainsi ces critiques invétérés à leur propre piège.

Jürg Wyss
Chefredaktor
AeroRevue


Un appareil dans l’air du temps

Depuis 1994, année de livraison du premier Pilatus PC-12, nettement plus de 900 exemplaires en ont été vendus dans le monde entier. Un succès démontrant à quel point cet appareil est parvenu à s’adjuger une position unique sur un créneau impitoyablement compétitif, ainsi qu’à s’imposer face à la foule de ses concurrents. Les 15 dernières années ont permis de l’améliorer constamment dans les détails, et de l’adapter aux nouveaux besoins de la clientèle. En 2008, Pilatus en a lancé une version inédite sur le marché, complètement remaniée dans de nombreux aspects: le PC-12 NG Next Generation.

C’est un ciel d’un bleu rayonnant qui surplombe l’aérodrome de Buochs quand Daniel Kunz, responsable du marketing et des ventes du PC-12 NG chez Pilatus, me reçoit à l’entrée de l’usine, si riche de traditions, de l’avionneur. Il m’entraîne vers la halle de travail nouvellement érigée (un magnifique édifice de bois), puis dans le local de réunion, à l’aménagement bien aéré.

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Page 19


Les pilotes respectent les trajectoires de vol

Au cours des mois passés, les communes limitrophes de l’aérodrome de Birrfeld (de concert avec ses responsables) ont enregistré les trajectoires aériennes des avions y atterrissant et décollant. Ces évaluations ont révélé que pour 97 vols sur 100, les pilotes s’en tenaient eux itinéraires publiés. Un résultat confortant l’aérodrome dans ses efforts et relativisant les perceptions depuis le sol.

Les pilotes arrivant à l’aérodrome de Birrfeld par les airs, ou en décollant, s’en tiennent presque sans exception aux itinéraires publiés. C’est ce qu’a révélé la saisie des trajectoires de vol effectuée ces derniers mois durant cinq jours au total, et pendant dix heures (voir l’article dans l’AéroRevue n° 06/09). 114 avions ont été ici recensés, leurs trajectoires aériennes étant enregistrées au moyen d’une méthode de mesure inédite.

Page 22


1910: l’année oùla Suisse s’estenvolée

C’est cette année, en effet, que la Suisse est entrée dans l’ère du vol «plus lourd que l’air». Depuis l’étranger, et particulièrement de France et d’Allemagne, les nouvelles évoquant de jeunes et turbulents aviateurs avaient pénétré jusque dans nos Alpes. Les records de distance et d’altitude tombaient les uns après les autres, et quelqu’un avait même traversé la Manche par les airs: Louis Blériot. Mais qu’en était-il en Suisse?

Un an plus tôt dans nos frontières, tels ou tels audacieux avaient certes effectué quelques tentatives en matière de vol, mais ces essais n’étaient connus que dans des milieux restreints. On avait assisté aux «sauts de puce» de certains constructeurs, à des expositions d’engins volants en divers lieux, et des recherches de sites fonciers convenant pour l’aménagement d’un terrain d’aviation avaient été menées.

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Page 24


Voler vite et bas dans la nuit sombre

Des équipages des Forces aériennes suisses se rendent régulièrement en Norvège, avec leurs jets de combat, pour s’entraîner au vol de nuit au-dessus de la mer du Nord. Des vols ont été ainsi intensivement menés du 9 novembre au 4 décembre 2009, dans le cadre de la campagne «Nightway». Aux commandes de leurs F/A-18, durant cette période, nos pilotes professionnels ont effectué environ la moitié de leurs vols nocturnes.

Réacteurs allumés, dix F/A-18 suisses attendent sur la «flightline». Des mécaniciens procèdent aux dernières manipulations. L’imminente mission se déroulera très au large de la côte, dans d’immenses zones d’entraînement dont la superficie totale dépasse celle de la Suisse.

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Page 28


Nouvelles couleurs,nouveau layout

Pour la prochaine édition de la carte aéronautique de l’OACI au 1:500 000, en mars 2010, quelques modifications dans la mise en page et les coloris ont été prévues, dans le cadre des efforts d’harmonisation de toutes les cartes aéronautiques européennes et de l’adaptation aux contraintes de l’Annexe 4 à l’accord de l’OACI sur l’aviation civile. Ci-après, voici un résumé des plus importantes innovations.

Mars prochain verra la parution de la nouvelle édition de la carte aéronautique OACI . Par rapport aux moutures des années passées, cette carte 2010 est caractérisée par quelques ajustements et innovations manifestes. Ces changements, se situant dans le contexte des efforts d’harmonisation de toutes les cartes aéronautiques européennes et de l’adaptation aux impératifs de l’Annexe 4 (cartes aéronautiques) à l’accord de l’OACI sur l’aviation civile, concernent particulièrement les coloris et la mise en page.

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Tenue vestimentaire des personnels d’accueil

Depuis décembre dernier, tous les collaborateurs de Swiss arborent pour la première fois une tenue vestimentaire standard. Plus de 250000m2 de tissu ont été employés à confectionner 133436 éléments d’uniformes. L’histoire des uniformes à bord des avions a commencé il y a tout juste 77 ans, aux USA. Et quatre ans plus tard, la Suissesse Nelly Diener devenait la première hôtesse de l’air en Europe.

Le vol de Swiss parti le 7 décembre 2009 vers Stockholm ne présentait véritablement rien de remarquable. On a pourtant pu y constater quelque chose de spécial: l’équipage portait pour la première fois le nouvel uniforme standard de la compagnie aérienne helvétique.

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