Une ouverture digne et impressionnante
L’Assemblée des délégués de l’Aéro-Club de Suisse, tenue cette année dans un cadre festif,
a constitué un coup d’envoi à la hauteur de cette année jubilaire des «100 ans d’aviation
en Suisse». Quelque 300 délégués et invités ont pu s’en convaincre: 109 ans après sa
fondation, affichant une forme des plus solides, la fédération faîtière de l’aviation légère
se trouve en position renforcée pour affronter les multiples défis du futur.
L’ouverture des «100 ans d’aviation en Suisse» n’aurait
pu se tenir dans une ambiance plus enthousiaste.
Dans la petite ville d’Avenches, si chargée d’histoire
avec son forum romain et son imposant château, environ
300 délégués et hôtes se sont réunis le samedi 13
mars, parmi lesquels Claude Nicollier (conférencier invité,
astronaute et pilote), Harry Hohmeister (CEO de Swiss),
Adrian Amstutz et Max Binder (conseillers nationaux),
Peter Müller (directeur de l’OFAC), Hansruedi Fehrlin
(président de Pro Aéro), Paul Kurrus (président d’Aérosuisse)
et Werner Ballmer (président de l’ASA). Ils ont en
outre pu apprécier un cadre festif lors de cette Assemblée
des délégués spéciale, puisqu’un intéressant programme
général leur a encore été offert l’après-midi.

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Signaux positifs pour l’aviation
Oui à l’article sur la promotion de la relève, non à la taxe de
surveillance: tel est le résultat réjouissant du vote du Conseil
national, en rapport avec la Révision partielle 1 de la Loi sur
l’aviation. Voici quelques extraits des débats très engagés, menés
le 16 mars 2010.
Àl’occasion de sa session de printemps,
le Conseil national a adopté d’importantes
décisions le 16 mars, lesquelles
ont des répercussions positives pour l’aviation.
Ainsi l’introduction prévue d’une nouvelle taxe
de surveillance a-t-elle été nettement rejetée, ce
qui éviterait aux postes supplémentaires à
l’OFAC d’être à la charge de l’aviation. Avec le
refus de la taxe de surveillance prévue, le Conseil
national a en outre donné un «signe fort» en
faveurdurenforcement de lacompétitivité de la
place aéronautique suisse. Le Conseil a par ailleurs
consenti à une requête individuelle d’Urs
Hany concernant la promotion de la relève. La
base légale est donc créée pour l’encouragement
(prévu dans le Rapport sur l’aviation) des
formation et perfectionnement aéronautiques,
de même que pour la recherche et le développement
dans l’aviation. Ces résultats vont tout à
fait vers ce que souhaite l’Aéro-Club de Suisse,
qui s’était par avance intensivement engagé
dans ce sens auprès des milieux politiques.La question de la compétitivité
«Nous célébrons cette année un siècle d’aviation
helvétique.
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L’aéronautique devient unsecteur économique
La fin de la Première Guerre mondiale vit les débuts hésitants de l’emploi commercial de l’aviation, avec de
lourdes pertes pour commencer, puis avec un succès croissant. Les premiers bureaux et usines de construction
d’avions furent créés. Au milieu des années trente, la situation politique en Europe entraîna une
revalorisation des Troupes d’aviation.
Les fondateurs des premières compagnies aériennes
helvétiques percevaient surtout leur tâche dans le
transport touristique et à la demande. Des liaisons de
ligne permanentes n’étaient pas envisagées, contrairement à
ce qui s’établissait à l’étranger, comme en Grande-Bretagne,
France, Belgique, Scandinavie et Allemagne par exemple,
avec l’introduction du trafic aérien selon horaires réguliers.
Financièrement toutefois, ces premières années d’activité
furent ruineuses pour les exploitants suisses, la recette de
l’aviation à la demande n’ayant pas pris.

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Donner des ailes au rêve d’une vie
60365 kilomètres, 250 heures de vol, 32 pays et une profusion d’expériences inoubliables: l’année dernière, aux
commandes du Piper Comanche 260C HB-PON, les deux pilotes privés Rolf Martin Frieden et Manfred Melloh ont
accompli avec succès un tour du monde d’est en ouest, en quatre étapes. Un rêve de toute une vie pour deux
passionnés, devenu réalité. Voici un petit aperçu de ce voyage grandiose.
Pour Rolf Martin Frieden, c’est dès le début de la
décennie septante que l’aviation a commencé, en
Afrique du Sud où il a vécu et travaillé avec son
épouse pendant quelques années. C’est en effet pour connaître
mieux, et plus facilement, les beautés de l’Afrique
australe et des îles du proche océan Indien qu’il s’est décidé
à y obtenir sa licence de pilote privé. De retour en Suisse,
la fascination du vol ne l’ayant plus quitté, il a été par
la suite propriétaire de divers types d’avions.

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«Downwash» sur Granges
Pour la troisième rencontre d’hélicoptères sur l’aéroport régional de Granges, la météo n’était pas précisément
clémente. La pluie n’est toutefois pas parvenue à saper la fascination exercée sur les nombreux spectateurs par
ces «voilures tournantes», venues de Suisse comme de l’étranger. Un vaste éventail d’appareils s’étaient donné
rendez-vous. On a abondamment volé, admiré, photographié, parlé métier – avec pour bilan final: succès total
pour ce meeting.
Il y a exactement 100 ans, un avion à moteur s’envolait
pour la première fois en Suisse. L’aérostation
était certes connue au 19e siècle déjà, mais c’est
avec l’aviation motorisée que la véritable conquête
des cieux a définitivement commencé. Les premiers
hélicoptères n’apparurent en Suisse qu’au début des
années 1950.
Et 60 ans plus tard, ces engins n’ont rien perdu
de leur fascination, comme on a pu le voir une fois de
plus lors de la rencontre d’hélicoptères sur l’aéroport
régional de Granges. Des milliers de visiteuses et
visiteurs ont profité de cette opportunité pour venir
contempler ces machines de près.

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