Bonnes notes pour l’aviation suisse
Aviation civile suisse – Rapport de sécurité 2009 (1re partie)
En 2009 également, la sécurité dans
l’aviation civile helvétique a connu une
évolution positive. Telle est la conclusion
tirée par l’Office fédéral de l’aviation
civile (OFAC) dans son Rapport de sécurité
pour l’an passé. Tout comme lors des deux années
précédentes, l’OFAC présente dans son
Rapport de sécurité pour 2009 les données et
résultats issus de son activité de supervision
de l’aviation civile suisse. Et globalement, il
parvient à la conclusion qu’en 2009, cette
dernière a affiché une bonne prestation en
matière de sécurité, les indices clé quant aux
accidents et incidents graves s’étant améliorés
comparativement à l’année précédente. Une
comparaison avec les chiffres des États de
l’UE, réalisée pour la première fois, montre
que les «ailes helvétiques» font bonne figure.

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En ballon au Kilimandjaro
Aux petites heures du matin ce 5 août 2010, la montgolfière suisse «Platypus» (ornithorynque) s’est élevée
du flanc sud-est du volcan Kilimandjaro pour collecter des données scientifiques, sur cette montagne isolée
la plus haute du monde. Une expédition enrichissante mais parsemée de pièges.
L’équipe de dix personnes entourant Patrik Schmidle (aérostier
lucernois chevronné) a paré pour le décollage les deux ballons
à air chaud amenés de Suisse, pour grimper vers les hauteurs
avec le soleil. Les conditions paraissaient propices: direction
du vent constante et ciel nocturne dégagé. Le but était de traverser le
Kibo (le plus haut des trois cratères du massif du Kilimandjaro, s’élevant
à 5895 mètres) par la voie des airs, tout en collectant des données pour
la recherche climatique, et documentant l’expédition par des films et
photos.

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Sur la bonne voie
Du 20 au 22 août 2010, sur l’aérodrome de Birrfeld, des pilotes, des passionnés d’aviation et des entreprises de
la branche se sont réunis en foule à la Swiss AeroExpo. Par milliers, les visiteurs se sont montrés séduits par cet
aperçu de l’aviation légère. Exposants et organisateurs en tirent globalement un bilan positif. En 2011, ce salon
devra être nettement professionnalisé et techniquement revalorisé.
L’aviation célèbre cette année ses cent ans d’existence
en Suisse. Un siècle durant lequel l’attrait de l’aéronautique
est demeuré pratiquement inchangé. Une
réalité démontrée par la deuxième édition de la Swiss
AeroExpo, tenue du 20 au 22 août 2010 sur l’aérodrome
de Birrfeld et marquée par l’afflux de milliers de visiteurs.
Véritable point culminant de la manifestation: le séduisant
programme de voltige présenté les vendredi et samedi
après-midi avec précision millimétrique par le PC-7 TEAM
des Forces aériennes, et constamment salué par les tonnerres
d’applaudissements des spectateurs. Ainsi ont-il pu
vivre de tout près des circuits en hélicoptères se succédant
presque toutes les minutes, des sauts en parachute en tandem
et tout un éventail d’offres issues de l’aviation générale:
une palette allant des planeurs, avions oldtimers et
avions de tourisme, à toutes sortes d’offres de formation, en
passant par les produits propres aux domaines des accessoires,
de l’avionique et de la maintenance.

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Après l’euphorie,
place aux critiques
Au début des années soixante, les grands et nouveaux avions à réaction incarnaient le
progrès et la foi en l’avenir. Mais quelques années plus tard à peine se manifestèrent les
premières oppositions contre leur bruit, tandis que les acquisitions d’appareils militaires
entraînaient des turbulences politiques. Simultanément, les avantageux vols charter permirent
à bon nombre de contemporains de partir enfin en vacances par la voie des airs.
Au moment de l’introduction des premiers
avions de ligne à réaction, ces
engins inédits et rapides furent admirés
par l’ensemble de la population, puisque
incarnant le progrès plus qu’aucun autre
moyen de transport. Par centaines de milliers
quand il faisait beau, les badauds affluaient
sur l’aéroport de Kloten pour contempler
sa fiévreuse activité. Grâce à la spacieuse
terrasse s’étirant sur toute la longueur du
bâtiment d’enregistrement, ils se trouvaient
directement face aux «grands oiseaux». Se
rendant encore à pied vers leurs avions, les
passagers pouvaient dire au revoir de la main
à leurs proches et amis, accoudés à seulement
quelques dizaines de mètres derrière.

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Tant que ça vole...
La Palma, San Francisco, Pékin, Khartoum, Islamabad, Bichkek, l’Ebenalp... Gregor Beer (41 ans) connaît
bien le monde, et surtout d’en haut. Pilote professionnel d’hélicoptères, parapentiste et vélideltiste
ayant pour domicile la Terre entière, son visage a déjà ressenti les vents de (presque) toutes les latitudes.
Il exerce un nouveau job depuis quelques mois, volant sur le «toit du monde» pour une entreprise
népalaise. La vie de Beer est tout sauf conventionnelle.
Je désire trouver la paix intérieure – ainsi qu’un lieu ou je me
sente chez moi et en sécurité. Un souhait pas trop saugrenu,
pourrait-on penser, s’il n’émanait d’un personnage hors du
commun: sans relâche et à cadence affolante par monts et par vaux
tout autour du globe, ayant vécu dans les coins les plus inaccessibles
de la planète et travaillé en des lieux dont le seul énoncé du nom
pose déjà problème par chez nous, qui en parle avec un naturel
déconcertant comme s’il ne s’agissait que d’un week-end prolongé
au Tessin, et dont la modestie du besoin exprimé plus haut prend
une dimension proprement surréaliste. Pilote d’hélicoptère âgé de
41 ans, Gregor Beer a(commetant d’autres) reculé les limites et possibilités
restreintes de ce métier dans sa patrie: par des engagements,
des emplois et des formations continues à l’étranger.
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160 mètres de piste supplémentaires
L’aérodrome de Triengen possédait jusqu’à présent la plus courte piste de Suisse. Mais les jours de ce «petit record»
sont maintenant comptés. Après une assez longue mise en route en effet, les choses ont fini par démarrer: le chantier
de prolongement de la piste d’environ 160 mètres vers le sud, demême que quelques travaux complémentaires,
tournent à plein régime.
Il est dit que la naissance de la plupart des aérodromes
helvétiques est attribuable à l’esprit d’initiative de
quelques peu nombreux pionniers. Et le Flying Ranch
de Triengen n’y fait pas exception: telle est l’introduction
de la chronique sur la page historique du site web du Flying
Ranch. Le lecteur intéressé y apprend entre autres qu’en
1947, ayant participé par hasard à un vol de plaisance à
Lucerne, Heinrich Müller senior avait décidé sur-le-champ
d’apprendre lui aussi à voler. Lamêmeannée encore, il posa
son avion dans le Surental lucernois, signant ainsi l’«acte de
naissance» de l’aérodrome de Triengen.

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Aventure entre deux côtes
Deux pilotes privés et un Cessna 172, avec pour horizon un objectif lointain mais atteignable:
compte rendu du vol aller-retour effectué en juin 2010 par Daniel Dubouloz et
Stefan Hug, entre San Diego (Californie) et la côte est des USA.
Imaginez-vous un pays ponctué de milliers d’aérodromes,
avec beau temps le plus souvent, avions à coûts
avantageux et bon nombre de relations et connaissances:
quel inconvénient y aurait-il à y suivre la partie «hour
building» d’une formation de pilote de ligne? De fait, aucun.
Raison pour laquelle je m’enquiers un soir auprès de Stefan
(excellent ami et pilote privé): serait-il intéressé par une traversée
aérienne du continent américain en ma compagnie?
Il l’est bien évidemment, et sitôt dit, sitôt fait: fin mai, après
quelques discussions et étude du matériel cartographique
commandé par avance, «c’est parti»! La chance nous sourit
puisque Barron Ellsworth (Member Officer de Plus One
Flyers) s’est déclaré prêt à remplir avec nous (même un jour
Texte: Daniel Dubouloz
Deux pilotes privés et un Cessna 172, avec pour horizon un objectif lointain mais atteignable:
compte rendu du vol aller-retour effectué en juin 2010 par Daniel Dubouloz et
Stefan Hug, entre San Diego (Californie) et la côte est des USA.
Aventure entre deux côtes
férié, le Labor Day) les papiers nécessaires pour la location,
trois semaines durant, d’un avion auprès du plus important
club de vol du sud californien. Tait, jeune instructeur de vol
et pilote de ligne hawaïen, effectue avec nous le vol de
«check-out».

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