Patricia Andrighetto
Redaktorin
AeroRevue
«Poids plume»
robuste promis
à un bel avenir
L’avionneur allemand Remos offre depuis peu, comme
modèle successeur du G3, le GX amélioré et nettement
plus performant. Différence la plus marquante: son
poids maximal à l’envol porté à 600 kilos. L’école d’aviation
glaronnaise Ecoflight.ch se dédie à la formation sur
ce moderne aéronef, tout en le proposant en location.
L’ancien aérodrome militaire de Mollis se dissimule encore dans
le brouillard, dont les traînées blanches commencent lentement
à s’éclaircir. Dans le grand hangar en bois sur le bord de la piste,
je rencontre Martin Stüssi (directeur de l’école d’aviation Ecoflight)
ainsi que Pascal Landolt (chef instructeur de vol de la jeune entreprise).
Ils m’entraînent dans le hangar, vers leurs avions-école. Dans la
pénombre, je reconnais les deux appareils Remos G3 et le dernier né
de l’avionneur allemand: le Remos GX.

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L’ILA: innovante depuis 100 ans
Avec 1153 exposants venus de 47 pays (la plus forte participation jusqu’à présent), le maintenant centenaire
salon ILA de Berlin restera le plus important événement européen de la branche cette année. La Suisse, pays
partenaire officiel, y était présente au travers d’un stand communautaire national représentatif, de nombreuses
délégations issues de la politique et de l’économie, de la Patrouille Suisse et de divers aéronefs.
Ce n’est pas sans fondement que la Suisse était le pays
invité à l’ILA de cette année à Berlin, car: «si de par
sa seule taille, l’industrie aéronautique et astronautique
helvétique n’a certes pas le poids d’autres pays d’Europe,
elle n’y occupe pas moins une place de premier plan en
matière de qualité et d’innovation. On ne trouverait guère
de programmes européens ne recourant pas à des technologies
suisses», a souligné Johann N. Schneider-Ammann,
président de Swissmem (fédération suisse de l’industrie des
machines, des équipements électriques et des métaux),
dans son allocution de bienvenue.

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Sur la voie du consensus
La 13e rencontre au sommet des dirigeants des pays francophones se tiendra à Montreux, du 22 au
24 octobre prochains. On y attend 70 chefs d’État et de gouvernement, 3000 délégués et 600 personnalités
des médias. Le dispositif de sécurité connexe touchera également l’espace aérien au-dessus et autour
de Montreux. Voici quelques premières informations sur les mesures à attendre.
La rencontre 2010 des chefs d’État et de gouvernement
des pays francophones, dans le cadre du 13e
Sommet de la francophonie, se tiendra à Montreux
(VD) du 22 au 24 octobre. Cette conférence au sommet, à
cadence biennale, réunit les dirigeants de 56 pays francophones
et 14 États ayant statut d’observateurs. Ainsi rassemblées,
ces personnalités fixent de concert les orientations
stratégiques et les objectifs de l’Organisation internationale
de la Francophonie (OIF).

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Au théâtre en avion
S’envoler pour prendre un café à Granges, Locarno ou Birrfeld... Quel pilote n’a jamais connu une telle envie?
Mais voici une attrayante «contre-proposition»: un vol vers Bex incluant l’entrée au spectacle «open air»
SILO8, l’une des représentations théâtrales les plus hautes en couleurs par la troupe Karl’s kühne Gassenschau,
donnée dans l’Europe entière. Érigée dans le site idyllique d’une ancienne carrière à seulement
1,5 kilomètre de l’aérodrome, la tribune couverte peut y accueillir 1400 spectateurs. Et les possibilités de
nuitées ne manquent pas.
Markus Heller est pilote privé passionné,
avec plus de 1400 heures de
vol dans son livret de bord. Facteur
d’orgues, acteur et cascadeur de formation, il
est cofondateur et directeur technique du
légendaire groupe théâtral Karl’s kühne Gassenschau
(créé en 1984). Dans son «job» actuel,
l’aéronautique autant que l’élément air jouent
constamment un rôle. Ainsi cet «entrepreneur
de spectacle» se rend-il régulièrement de
l’aérodrome de Speck-Fehraltorf à Bex, site des
représentations, auxcommandes de son Maule
M7-235.
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Essor de l’aviation suisse
vers les tempsmodernes
Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une modernisation globale de l’aviation ne tarda pas à se
manifester en Suisse. En quelques années à peine, les Forces aériennes reçurent de nouveaux avions et
leurs premiers chasseurs à réaction. Les flottes des aéro-clubs connurent l’«invasion» des modernes Piper
Cub américains, tandis que Swissair se lançait dans ses premiers vols intercontinentaux sur les récents
quadrimoteurs Douglas DC-4.
En Suisse également, au terme de la Deuxième Guerre
mondiale, l’aéronautique se trouvait face à une situation
totalement inédite. En matière technique, l’aviation avait
accompli un immense pas en avant, comme pouvaient en
témoigner les appareils stationnés en désordre par douzaines
sur l’aérodrome de Dübendorf: toutes sortes de Boeing B-17 Flying
Fortress et Consolidated B-24 Liberator s’alignaient en effet,
enchevêtrés, le long de la délimitation nord de l’aérodrome.

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Traînes tourbillonnaires –
le danger invisible
Les traînes tourbillonnaires (ou turbulences de sillage, «wake turbulence» en anglais) sont des tourbillons
d’air contrarotatifs générés par les avions en vol. Elles apparaissent par suite de la différence de pression entre
les faces supérieure (extrados) et inférieure (intrados) d’une aile, s’étirant derrière l’appareil telles des tornades
horizontales. Invisibles, les traînes tourbillonnaires constituent une menace potentielle, particulièrement
pour les petits avions.
Le 5 décembre 1996, un Boeing E-3A Sentry effectuait
plusieurs approches avec «touch & go» sur la
piste d’atterrissage de Rostock-Laage. Situé au sud
de Rostock, cet aérodrome militaire fait également l’objet
d’un usage aérien civil. Ce type de Boeing B-707 modifié
pour l’alerte précoce présente une masse maximale au
décollage de quelque 150 tonnes. Un Piper PA 34 Seneca
(bimoteur à aile basse, d’une masse maximale au décollage
d’à peine 2000 kilos) s’approchait depuis le nord pour
atterrir en VFR.

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