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Edition 3/2010

Que serait-il arrivé si Taddeoli était resté coureur de compétition, et si Audemars était devenu marin? Qu’aurait-on vu si Failloubaz avait employé sa puberté à «glander» comme un ado dissolu avec une bande de jeunes, au lieu de décrocher son brevet de pilote à 18 ans à peine (n°1 en Suisse)? Que se serait-il passé si Bider avait souffert de peur de l’altitude, ou si Gsell avait investi toute sa passion dans un quelconque poste professoral de «rond de cuir», plutôt que dans une remarquable «aéro-polygamie»? Si ces hommes avaient suivi de telles voies, la plupart d’entre eux auraient été gratifiés de vies nettement plus longues, mais l’aéronautique aurait été privée de ces pionniers précurseurs. On pourrait évidemment objecter que dans un tel cas, l’histoire de l’humanité aurait bien fait apparaître d’autres personnages-clé, pour que 100 ans plus tard néanmoins, un chefd’oeuvre technique tel qu’un A380 puisse se poser pour la première fois sur l’aéroport de Zurich (en lire plus à ce sujet à partir de la page 22).

Patricia Andrighetto
Redaktorin
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Décrochage lors d’un décollage au treuil

Accident d’un planeur après un décollage au treuil

Normalement, c’est en remorquage par avion que les planeurs s’envolent de l’aérodrome de Birrfeld. Quelques jours dans l’année cependant, en dehors de l’activité de vol à moteur, des groupes de vol à voile y effectuent des décollages au treuil. Et tel était le cas en ce 24 mai 2009. Un briefing avait été assuré dès 05h30, sous la direction d’un instructeur de vol expérimenté. Celui-ci attachait une grande importance à la sécurité. Entre autres points, il avait attiré l’attention sur les décollages raides, expliquant leur problématique et la manière de les empêcher (dans les milieux vélivoles, un décollage est qualifié de raide si, dès après l’envol, le passage au vol ascendant s’effectue en peu de temps et sous un angle trop raide).

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Un tour du monde en l’honneur des pionniers des airs

Deux pilotes commémoreront d’une manière toute particulière les 100 ans d’aviation en Suisse: le 30 avril prochain, Yannick Bovier et Francisco Agullo décolleront pour effectuer le tour du monde – à bord de deux avions Ecolight. C’est là tout autant un hommage à nos pionniers des airs qu’un acte de motivation envers nos contemporains, à réaliser leurs propres rêves.

Accompli à Avenches le 10 mai 1910, le premier vol d’Ernest Failloubaz sur avion René Grandjean marquera d’une pierre blanche les débuts de l’aviation helvétique. Presque jour pour jour un siècle plus tard, deux appareils s’envoleront pour une «première» mémorable, à savoir un tour du monde en avions Ecolight, nommés encore Light Sport Aircraft.

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Vols de distance, volsenaltitude et première «idole de l’air» des Suisses

L’ardent désir de voler avait attiré de nombreux jeunes Suisses à l’étranger, les conditions d’obtention du brevet de pilote y étant plus avantageuses. Demême, maints techniciens et constructeurs doués étaient partis pour l’étranger, beaucoup d’entre eux y ayant fait carrière. Partout en Suisse, les démonstrations aériennes attiraient des foules de badauds.

Une fois tombée l’«aura de magie» des premiers temps, l’aviation helvétique connut un développement continu. Dès janvier 1911, deux autres Suisses décrochaient leur brevet: les Genevois Paul August Wyss (brevet n° 8 à Pau, dans le sud de la France) et John Domenjoz (brevet n° 10 à Kievit, Belgique).

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«Le niveau est bon, ce à quoi nous nous attendions»

Il y a un an, l’OFAC introduisait les «contrôles de tarmac». Après 239 de ces «inspections inopinées», l’Office en a récemment tiré le bilan. Lequel apparaît comme largement positif. Les contrôles seront certes poursuivis durant l’année courante, tout en réorientant les principaux aspects visés sur la base des connaissances acquises.

Il y a un an, la nouvelle avait créé la surprise et échauffé les esprits: l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) informait en effet de son intention de procéder, à partir du 9 mars 2009, à des «contrôles de tarmac» sur les aéronefs immatriculés «HB». Une mesure ayant été critiquée presque à l’unisson par les parties concernées, les représentants de l’AéCS et d’autres associations, comme inutile et disproportionnée (voir les AéroRevue n° 4 et 7/8 2009).

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Page 28


Météo de vol sur le paysage hivernal suisse

Transports héliportés au WEF

Avec le départ de toutes les célébrités venues à Davos, le calme est retombé sur la «Stilli», qui voit chaque année «remuer tant d’air» durant la seconde moitié de janvier. Située à l’entrée du village de Davos, cette ferme devient lors de chaque WEF l’héliport certainement le plus important et le plus sûr de Suisse. En sus de personnalités politiques de haut rang, de grands managers et de stars du «show biz», on y rencontre aussi de nombreux proches des militaires et de la police, de même que des gardes du corps. Outre les «voilures tournantes» de transporteurs suisses, on y voit aussi des appareils venus de l’étranger, comme cette année par exemple, les deux Super Pumas du président français Nicolas Sarkozy.

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Suivi des effets à long terme des vols court-courriers

Voici de nombreuses années qu'à l’Institut de médecine aéronautique et spatiale du DLR (Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique), les charges de travail et sollicitations des personnels de cockpit et de cabine font l’objet de recherches scientifiques. Une nouvelle étude examine sous toutes leurs coutures les effets à long terme survenant lors de missions de plusieurs jours ou semaines, et pouvant avoir des répercussions considérables sur les contraintes subies par les personnels navigants et sur leur repos.

L’activité aérienne sur les trajets courts est soumise à d’autres facteurs de charge spécifiques au travail que pour les pilotes long-courriers. En court-courrier, les journées de service aérien comportent davantage de décollages et d’atterrissages, exigeant un surcroît de concentration et d’attention en proportion.

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